Lundi 15 mai : Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain.
Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain. Après avoir longuement hésité, j'ai finalement pris cette décision difficile pour ne pas rajouter de la confusion à la confusion, de la division à la division, pour ne pas donner l'impression de m'accrocher à mon mandat de manière irrationnelle, pour ne rien faire qui puisse nuire à la réussite de la période qui s'ouvre. Lire la suite ...
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Lundi 15 mai 2017 : Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain.
15/05/2017

Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain.

Après avoir longuement hésité, j'ai finalement pris cette décision difficile pour ne pas rajouter de la confusion à la confusion, de la division à la division, pour ne pas donner l'impression de m'accrocher à mon mandat de manière irrationnelle, pour ne rien faire qui puisse nuire à la réussite de la période qui s'ouvre.

J'ai indiqué ma déception de ne pas être investi par En Marche, j'ai dit ce que j'avais sur le cœur face à cette situation. (voir ci-dessous). Je n'y reviens pas, la page est tournée.

L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République est une formidable opportunité pour notre pays, pour son rayonnement en Europe et dans le monde. Elle lève un espoir de réformes indispensables pour libérer notre société des carcans et des corporatismes tout en assurant les protections individuelles et collectives, le tout par un dépassement des clivages politiques anciens.

On ne doit rien faire qui puisse compromettre sa réussite, on ne doit pas gâcher cette chance qui pourrait être la dernière avant la catastrophe si elle n'était pas couronnée de succès.

La première condition, immédiate et impérative, pour réussir et concrétiser cette espérance est de donner au Président de la République une majorité à l'Assemblée Nationale.

 


 

Veuillez trouver ci-dessous le texte de mon point presse tenu samedi 13 mai :

 

"J’ai pris acte avec déception de la décision de la « République en Marche » de ne pas m’investir pour les législatives.

Je considère cette décision injuste et contraire aux intérêts électoraux du Président de la République.

Injuste car, comme vous le savez, j’ai affirmé mon premier soutien public à Emmanuel Macron en avril 2016 juste après la fondation d’ « En Marche », j’ai participé au meeting fondateur de sa campagne le 12 juillet 2016 à la Mutualité. Seulement 15 parlementaires étaient alors présents. J’ai parrainé sa candidature et de ce fait, je me suis vu retirer l’investiture du PS. J’ai sollicité logiquement celle d’ « En Marche » comme tous les parlementaires dans mon cas qui ont tous eu l’investiture. Ma candidature à l’investiture ne pouvait être suspectée du point de vue de la ligne politique, du point de vue de l’antériorité du soutien, ni du point de vue de la forme puisque j’ai scrupuleusement suivi la procédure demandée. Il y a donc à l’évidence un problème particulier, une circonstance spécifique qui a fait que j’ai été écarté.

Cet obstacle est venu de Jacques Mézard qui appartient au premier cercle d’« En Marche », qui a l’oreille d’Emmanuel Macron et qui, fort de son statut institutionnel de président d’un groupe charnière au Sénat, a fait de mon cas un casus belli. J'en prends acte. La vie politique n'a jamais été un monde de bisounours.

Décision contraire aux intérêts électoraux du Président de la République car je pense que François Danemans n’est pas le bon candidat pour faire gagner la « République en Marche » dans cette circonscription où la capacité de rassemblement et d'entrainement est essentielle. Je crains que cette investiture soit une bonne nouvelle pour Vincent Descoeur. Je suis déçu car j'y croyais et que je m'étais préparé à une campagne tonitruante et enthousiaste sous la bannière d'En Marche.

Le PS s’est engagé dans une folle autodestruction, une partie souhaitant aider à la réussite du nouveau Président, une autre se positionnant dans l’opposition et rêvant d’une alliance avec la gauche radicale, la troisième pensant encore qu’une synthèse entre les deux premières est possible, comme si rien ne s’était passé durant les cinq dernières années.

Si j’ai des doutes sur l’efficacité d’une candidature Danemans, je me reconnais encore moins dans celle de Stéphane Fréchou, investi par le PS. Il représente cette gauche qui se complait dans la posture protestataire, qui a été la cause des difficultés du quinquennat qui s’achève et dont on a vu le terrible désaveu infligé par les Français et les cantaliens avec le score calamiteux de Benoit Hamon.

Fort de ce constat, j’ai beaucoup réfléchi depuis l’annonce des investitures « En Marche » qui est intervenue jeudi. Malgré les très nombreux appels ou messages m’incitant à maintenir ma candidature, malgré des propositions spontanées de  personnalités locales fortes qui m’ont sollicité pour agir au sein d’un comité de soutien, ce qui m’a beaucoup touché, j’ai pris la décision hier soir, après beaucoup d’hésitation, de renoncer à ma candidature.

En effet, je ne veux pas ajouter de la confusion à la confusion, de la division à la division. Je ne veux pas donner l’impression de m’accrocher à mon mandat de manière irrationnelle ou de nuire en quoi que ce soit à la réussite du nouveau Président de la République.

Je quitte l'Assemblée Nationale avec le sentiment du devoir accompli. Sur le fond avec une implication sans faille sur les grands textes de cette législature (loi sur la refondation de l'école, la loi NOTRe, loi montagne, loi Macron, lois de finances, loi El Khomri, etc …) ou en étant l'auteur de sept rapports parlementaires dont un sur les zones de revitalisation rurale.

Sur le fond encore, avec une mobilisation permanente sur les dossiers locaux comme l'hôpital, les maisons de santé, les crédits réservés pour la RN 122 ou la convention sur l'éducation signée avec l'AMF présidée par Pierre Jarlier.

Sur la forme enfin, avec un renouvellement de l'exercice parlementaire : transparence sur la réserve parlementaire, réunions publiques sur les sujets d'actualité ou non-cumul des mandats avant l'heure.

Je continuerai à agir aujourd'hui et demain pour défendre mes convictions de toujours, celles d'une social-démocratie assumée, ouverte et tolérante, qui libère en même temps qu'elle protège, qui renforce la compétitivité de notre économie pour mieux garantir notre modèle social.

Je ne serai donc pas candidat en juin, je voterai pour François Danemans et lui souhaite bonne chance."