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Mercredi 19 avril : Aux électeurs de gauche qui hésitent encore : Ne jouons pas avec le feu, votons Macron!
19/04/2017

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, rien n'est joué. En France comme ailleurs, aujourd'hui comme à d'autres périodes troublées de l'Histoire, l'électorat des grandes démocraties est déboussolé.

 

Je souhaite m’adresser ici aux électeurs socialistes, sociaux-démocrates, qui hésitent encore, tentés tour à tour par Hamon ou Macron, voire Mélenchon.

 

La seule certitude dont nous disposons à ce stade de la campagne, c'est celle du naufrage du candidat socialiste.

 

Au-delà de sa personne, Benoit Hamon est victime de la faillite de la stratégie politique poursuivie depuis 2012 par ses amis "frondeurs". Ils rêvaient de prendre le leadership d'une cure d'opposition à la tête d'un groupe de Gauche radicale unifiée sur le modèle de "Die Linke" en Allemagne ou de Podemos en Espagne afin de "cueillir" le pouvoir en 2022.

 

Non seulement ils ont échoué, mais en jetant du petit bois sur la braise de la Gauche de la Gauche, ils font aujourd'hui flamber les intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon. 

 

Cette quasi disparition du PS que Benoit HAMON anticipe lui-même en déclarant son intention de vote pour Jean-Luc Mélenchon au second tour, met fin au compromis social-démocrate longtemps représenté par le Parti Socialiste.

 

Les électeurs de gauche se trouvent alors face à un dilemme dans l’isoloir :

 

D’un côté, un candidat issu de la société civile, Emmanuel Macron, qui propose une rupture avec les jeux d'appareil, un profond renouvellement de la classe politique puisée dans une grande ouverture à tous les métiers et toutes les classes sociales, un programme de redressement économique et de justice sociale basé sur la maîtrise de la dépense publique et un réformisme courageux, un engagement européen enfin pleinement assumé et crédible propre à entraîner les autres pays dans une réorientation réelle plutôt qu'incantatoire du projet européen ! 

 

De l'autre, un tribun hors pair, Jean-Luc Mélenchon, professionnel expérimenté de la politique, porteur d'un projet habité de mystique révolutionnaire qui nous promet une relance économique keynésienne du type de celle qui a déjà échoué en 1981 et nous a contraint à une cure d'austérité de 10 ans à laquelle il n'a pas craint de participer dans les gouvernements de François Mitterrand ; une aventure institutionnelle qui va plonger le pays dans des affres de bricolages institutionnels interminables, d'assemblées constituantes, de référendum à tout bout de champ, de tribunaux populaires chargés de destituer les élus en cours de mandat. Et surtout, il porte un programme de rupture évidente avec l'Union Européenne, ce qui est contraire à toute l’histoire et à l’ADN de la social-démocratie française. 

 

C'est entre ces deux lignes politiques, social-réformiste et social-révolutionnaire, issues de l'explosion du Parti Socialiste, que les électeurs de François Hollande en 2012 auront à se prononcer dimanche. 

 

Pour ma part, au moment où la France amorce tout juste son redressement économique et social, tout en ayant préservé son modèle social des turbulences de la crise mondiale, je pense qu'elle a besoin de stabilité économique, de consolidation de son modèle social et de persévérance dans son adaptation au monde réel ! 

 

Entre ces deux Gauches, l'une ouverte au monde d'aujourd'hui et prête à l'affronter, l'autre tournée vers de vieilles nostalgies romantiques mais irréelles, nous devons prendre nos responsabilités le 23 avril prochain, car le premier tour de cette élection à nulle autre pareille sera décisif de l'élection finale.

 

Le 23 avril, je voterai Macron et je vous appelle à faire de même. 

 

Parce que son projet est le meilleur et le plus raisonnable pour les Français et pour le rayonnement de notre pays en Europe et dans le monde.

 

Parce que un 2ème tour Fillon/Le pen est encore malheureusement possible.

 

Pour ne pas regretter dimanche soir de n’avoir pas su prendre nos responsabilités en ce moment si crucial pour l'avenir de la France.

 

Pour ne pas jouer avec le feu.