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Mardi 14 juin - Quel avenir pour le rail dans le Cantal ?
14/06/2016

J’ai participé samedi dernier à un débat organisé par la fédération du Cantal du PCF sur le thème de l’avenir du rail dans le Cantal. Ce sujet est en effet d’une actualité inquiétante au vu du diagnostic opéré par SNCF-Réseau sur l’état des lignes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Celui-ci montre en effet que si la ligne Aurillac-Brive laisse craindre une suspension en 2021 si rien n’est fait, la ligne Aurillac-Clermont-Ferrand revêt un caractère encore plus urgent puisque la suspension d’exploitation localisée en gare de Massiac est envisagée en ….2018 !

Les travaux nécessaires à la pérennité de ces deux lignes sont évalués à 20M€ pour Aurillac-Brive et 50M€ pour Aurillac-Clermont-Ferrand.

Cette situation est symptomatique de l’impasse dans laquelle s’est enterré depuis des dizaines d’années le transport ferroviaire français.

Aujourd’hui nous avons deux acteurs, parmi beaucoup d’autres, dont les intérêts divergent :

1/ SNCF-Réseau (ex RFF) : Endettée jusqu’au cou, cette entité vit grâce aux péages que paient les exploitants des trains qui passent sur les rails. Plus il y a de trains, même vides, plus les recettes augmentent.

2/ La Région, autorité organisatrice, qui fait rouler les trains. Moins elle affrète de trains, moins cela lui coûte, et plus cela endette SNCF-Réseau.

Pour ma part, je pense que la seule façon de sortir de cette impasse est la reprise partielle ou totale par l’Etat de la dette de SNCF-Réseau. Ce n’est que lorsque SNCF-Réseau aura retrouvé une santé financière acceptable que la dégradation des petites lignes sera enrayée.

En attendant une solution structurelle de ce type, il faut obtenir les travaux nécessaires à la pérennité des lignes cantaliennes. Cela passe par plusieurs étapes :

1/ Se mettre d’accord sur un diagnostic partagé par l’Etat, la SNCF et la Région sur l’état réel des infrastructures et les travaux nécessaires. Certains pensent en effet que le diagnostic présenté est largement exagéré pour dissuader de toute ambition pour le train dans le Cantal. Il faut donc exiger un diagnostic validé par tous. Ce point est capital pour travailler sur des bases communes.

2/ Sur la ligne Aurillac-Brive : la Région doit inclure cette ligne dans le Contrat de Plan Etat-Région (CPER) qui est en cours de renégociation. Pour cela, il convient de rendre cette participation régionale évidente par l’engagement préalable des parties prenantes. A cet effet, j’ai écrit ces dernières semaines à Alain VIDALIES, Secrétaire d’Etat aux Transports pour qu’il s’engage, sans attendre la Région, sur une participation de l’Etat dans le CPER sur cette ligne qui nécessite 20M€ de travaux. Parallèlement, j’ai écrit également à Carole DELGA, Présidente de la Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, et à Alain ROUSSET, Président de la Région Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin pour qu’ils confirment leur participation sur cette ligne dans leur CPER respectif. En effet, les 27M€ côté Lot et les 9M€ côté Corrèze initialement prévus restent, à ce jour, à confirmer. Si l’Etat et les régions limitrophes participent à la rénovation de cette ligne, on voit mal la Région Auvergne-Rhône-Alpes y renoncer unilatéralement.

3/ Sur la ligne Aurillac-Clermont-Ferrand : c’est sur ce point que la validation d’un diagnostic partagé est essentiel. En effet, les 50M€ nécessaires semblent étonnants aux dires de certains spécialistes du dossier. En fonction des crédits nécessaires, là aussi la participation de la Région aux côtés de l’Etat dans le CPER sera obligatoire pour la préservation de cette ligne indispensable, qui a déjà bénéficié de 68M€ de travaux entre 2008 et 2015. Ces éléments ne manqueront pas de faire ressurgir au sein du Conseil Régional un débat sur le choix à opérer entre les aides respectives accordées à la route ou au rail.

4/ Sur la ligne Aurillac-Figeac : même si, en l’absence de travaux, une limitation de la vitesse des trains est décrite comme inévitable à partir de 2022, cette ligne n’est pas la plus menacée.

En conclusion, la mobilisation initiée par le comité pluraliste de préservation de la ligne Aurillac-Brive a permis d’alerter usagers et élus de la situation du rail dans le Cantal, bien plus alarmante que l’on pouvait penser compte tenu de l’attention et des moyens que la Région Auvergne présidée par René SOUCHON avait consacré aux transports ferroviaires. Mais la moitié du chemin seulement semble avoir été accomplie. Manifestement, la pérennisation de nos lignes cantaliennes passe par un engagement équivalent de l'Etat et de la Région pour le mandat qui s’ouvre.