Lundi 15 mai : Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain.
Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain. Après avoir longuement hésité, j'ai finalement pris cette décision difficile pour ne pas rajouter de la confusion à la confusion, de la division à la division, pour ne pas donner l'impression de m'accrocher à mon mandat de manière irrationnelle, pour ne rien faire qui puisse nuire à la réussite de la période qui s'ouvre. Lire la suite ...
Vendredi 17 mars : Contre-vérités et omissions, vieilles recettes d'une communication politique à l'ancienne.
Dans sa dernière newsletter, le Sénateur MEZARD se livre à une attaque en règle contre moi. Accusation suprême en fin de texte, il m'accuse de susciter des mesures contraires à l'intérêt de notre territoire. Lire la suite...
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Mercredi 3 février : Élargir l'exemple de l'éducation à tous les services au public.
03/02/2016

Il y a deux ans, grâce à des contacts privilégiés avec Vincent PEILLON, (grand) Ministre de l’Education Nationale et son cabinet, j’ai pu convaincre le ministère de tenter une expérimentation pour le Cantal, reposant sur deux principes :

- déconnecter pour la première fois le nombre de postes de professeurs des écoles avec l’évolution du nombre d’élèves

- substituer pour la première fois le « stress » annuel de la carte scolaire par une lisibilité de 3 ans sur le sort réservé au Cantal.

Sur ces bases, et après un travail partenarial exemplaire entre le recteur d’académie, l’inspectrice d’académie, l’AMF, son président Pierre JARLIER et son secrétaire général Christian MONTIN auquel ont également participé les partenaires éducatifs (parents d’élèves, syndicats, associations), une convention a été signée entre l’AMF et le recteur pour les années scolaires 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017. Cette signature a eu lieu en préfecture en présence de Vincent PEILLON.

Pendant ces trois années, le ministère s’est engagé à ne plus supprimer de postes et en contrepartie, l’AMF 15 et les partenaires éducatifs du Cantal se sont engagés à faire évoluer la carte scolaire en fonction des priorités de la loi de refondation de l’école et des spécificités cantaliennes (scolarisation des tout-petits, école numérique, regroupements pédagogiques etc…)pour un maillage départemental le plus apte à assurer la réussite scolaire des petits cantaliens.

Cette convention a rapidement fait des envieux et à ce jour, 7 autres départements se sont engagés dans cette démarche expérimentale que le Président de la République a souhaité généraliser lors du comité interministériel aux ruralités de septembre 2015 sous la forme de « conventions ruralité et montagne ».

Pierre JARLIER et Christian MONTIN ont réuni la semaine dernière une assemblée générale extraordinaire de l’AMF 15 pour faire le point sur cette convention 2 ans après sa signature et 1 an avant son expiration, en présence de nombreux maires et élus, du préfet et des sous-préfets ainsi que du recteur et de l’inspectrice d’académie. L’Etat a tenu ses engagements puisque malgré la baisse de 360 élèves qui aurait pu nous « coûter » 20 à 25 postes, il n’y a eu aucune suppression, l’AMF a tenu les siens car des évolutions dont d’importantes à Aurillac sont en cours visant l’amélioration du tissu scolaire cantalien autour de la notion de bassins scolaires.   

L’objectif est maintenant de continuer ce processus vertueux en réfléchissant à une nouvelle convention qui permettra de ne pas subir d’effet de « rattrapage », de garder nos enseignants si les effectifs sont stables et de limiter le nombre de suppressions si ils continuent malheureusement de baisser selon le rythme actuel. Le vote unanime des élus présents pour valider le travail en cours et la démarche proposée est un encouragement dans la vision de la ruralité que je préconise : celle d’une attitude de propositions et d’adaptation plutôt que celle d’un refus nostalgique de toute évolution. 

Il faut savoir se réjouir d’une telle perspective si l’on songe que les créations de postes du quinquennat Hollande suffisent à peine à compenser les suppressions du quinquennat Sarkozy alors que la démographie scolaire a beaucoup augmenté en France depuis 2012.

Plus généralement, l’accès aux services publics est un enjeu majeur pour les territoires ruraux comme le nôtre. La loi NOTRe prévoit que chaque département élabore un « schéma d’amélioration de l’accessibilité des services au public » sous la houlette conjointe du préfet et du président du Conseil Départemental. Ce schéma concernera non seulement les services de l’Etat mais aussi les opérateurs nationaux (La Poste, la CAF, l’assurance maladie etc…)

Je propose que la démarche de travail participative, partenariale et prospective qui prévaut pour l’éducation nationale préside aussi et dès maintenant à l’élaboration de ce schéma départemental.