Lundi 15 mai : Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain.
Je ne serai pas candidat aux élections législatives de juin prochain. Après avoir longuement hésité, j'ai finalement pris cette décision difficile pour ne pas rajouter de la confusion à la confusion, de la division à la division, pour ne pas donner l'impression de m'accrocher à mon mandat de manière irrationnelle, pour ne rien faire qui puisse nuire à la réussite de la période qui s'ouvre. Lire la suite ...
Vendredi 17 mars : Contre-vérités et omissions, vieilles recettes d'une communication politique à l'ancienne.
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Vendredi 3 avril : Les leçons des élections départementales (et le cumul)
03/04/2015

Au niveau national, ces élections ont confirmé l’apparition du tripartisme en France.

Le Front National gagne en implantation locale, progresse partout sans pour autant devenir le premier parti de France et sans gagner un seul département. En termes d’élus, il reste très loin derrière les partis républicains. Mais la menace est là. Qu’elle soit maintenue ne veut pas dire qu’elle soit réduite. La bataille pour la défense de la République continue.

L’UMP alliée à l’UDI sort victorieuse de cette élection, prenant la majorité à la gauche dans de nombreux départements dont la Corrèze ou l’Essonne, pour ne parler que des plus symboliques.

Le Parti Socialiste, au centre de toutes les critiques, « sauve les meubles » en cultivant des foyers de résistance tel que le Puy de Dôme ou la Lozère par exemple.

Dans le Cantal, le sigle DCI a remporté une victoire incontestable en gagnant 9 cantons sur 15, la majorité étant à 8, même si tous les observateurs ou acteurs politiques avisés connaissent les divergences internes de cette nouvelle majorité, assurément moins unie que la précédente. Hier lors de l’installation du conseil, on a même vu 4 conseillers départementaux pourtant élus en faisant campagne contre des candidats DCI rejoindre la majorité illico presto et occuper des fonctions dans l’exécutif ! La majorité est donc aujourd’hui de 23 conseillers sur 30.

Pour la gauche, la déception est grande de n’avoir pas su mobiliser sur l’enjeu que constituait un changement possible de majorité pour un autre projet pour le Cantal, recentré autour de nouvelles priorités.

Deux facteurs expliquent ce revers. D’abord le « gouvernement bashing » entretenu par une droite si politicienne qu’elle a été incapable de voter la loi Macron, nous critiquant sur la rigueur budgétaire alors qu’elle préconise une austérité autrement plus douloureuse pour les Français.
De l’autre côté, la gauche de la gauche, l’alternative, d’une violence rare contre le Premier Ministre, incapable de donner une consigne de vote claire entre les deux tours, rompant ainsi avec la tradition historique du désistement républicain.
Le contexte national, cette coalition objective contre un gouvernement qui pourtant tient la barre après avoir trouvé un pays en faillite avec une croissance 0, a eu des répercussions majeures sur nos candidats. Je salue ici Florence MARTY et Charly DELAMAIDE, qui ont pâti de cette situation malgré un investissement de tous les instants dans leurs fonctions.

L’autre aspect concourant à notre défaite à très certainement été les hésitations, revirements, approximations à propos de la réforme territoriale dont il faut bien avouer que le sentiment qui prédomine est « tout ça pour ça », le gouvernement ayant été incapable de faire les choses dans l’ordre, c’est-à-dire les financements avant les compétences et le renforcement des intercommunalités avant de parler de l’avenir des départements.

Au lendemain de l’installation du nouveau conseil départemental, je forme le vœu que tous les élus ne se reconnaissant pas dans la conduite des affaires départementales puissent constituer une opposition ferme mais constructive, alimentant le débat démocratique par des propositions sur une autre façon de gérer ce département recentré sur la solidarité et des priorités porteuses de nouvelles populations.

A Aurillac, au terme d’une campagne intense et quelque fois agressive, l’UMP gagne 2 cantons sur 3. En ce qui me concerne, nous avons senti avec Josiane COSTES, le vent du boulet en l’emportant de seulement 61 voix. Dans les 3 cantons, le constat est simple : au-delà d’un recul indéniable essentiellement dû au contexte, à la cible privilégiée que constitue en ce moment un député hollando-valliste, à l’incompréhension liée à ma position sur le cumul (1), le report des voix de gauche est quasiment nul.  L’UMP accentue son avance entre les 2 tours sur Aurillac 2 alors qu’il y avait 13% de voix communistes, l’écart reste stable sur Aurillac 3 alors qu’il y avait 19% de voix écologistes !! C’est du jamais vu dans l’histoire politique contemporaine de la ville.

J’en tire une conclusion personnelle. Nous ne devons pas nous abriter derrière le contexte national mais construire dès à présent des conditions d’un nouveau rassemblement de la gauche aurillacoise et cantalienne. Ce travail doit commencer dès les prochains mois car rien n’est pire qu’une discussion à un mois des élections sous la pression électorale.       

Mais encore faut-il que chacun le veuille.

La première question à se poser est donc la suivante : socialistes, verts, radicaux, communistes, divers gauche, voulons-nous travailler ensemble ? Si oui, cela suppose respect, confiance, solidarité, désistement républicain.

Si la réponse est positive, la seconde question est : pour quoi faire, sur quelles nouvelles bases, avec quelle répartition des tâches, avec quel renouvellement générationnel indispensable, avec quelle participation citoyenne ?

Si la réponse est négative, il faudra en tirer toutes les conséquences pour le présent et le futur et construire une autre stratégie qu’il sera alors temps d’évoquer.

Bref, le pire serait de faire comme si rien ne s’était passé, comme si ce résultat n’était que conjoncturel. La gauche cantalienne a des places fortes. Nécessité est aujourd’hui de poser des bases nouvelles pour les conserver et en conquérir d’autres.

 

  

(1) La question du cumul a été un des éléments habilement brandi par nos concurrents contre moi lors des élections départementales.

Madame, monsieur, rendez-vous compte, le député qui s'était fait le chantre du non cumul, ose 2 ans après briguer un autre mandat. Il bafoue sa parole, il est comme tous les politiques, ne respectant pas ses engagements, etc..... 

L'argument a porté, j'en conviens.

 Je voudrais donc ici tenter d'expliquer ma position et peut-être la faire partager, même si je reconnais que l'explication mérite un développement long et un peu complexe incompatible avec la communication politique habituelle surtout en période électorale où tout a tendance à être caricaturé.

Essayons donc.

Les parlementaires ont une situation particulière vis à vis du cumul. Quelle est-elle?

Jusqu'en 2017, la loi est la suivante : un parlementaire ne peut détenir qu'UN seul mandat local y compris exécutif. (Exécutif veut dire maire ou adjoint pour les communes, président ou vice-président pour les Départements ou les Régions)

A partir de 2017, un parlementaire ne pourra détenir qu'UN seul mandat local comme avant mais ce mandat sera obligatoirement NON EXÉCUTIF (il pourra être conseiller municipal et conseiller communautaire mais pas maire ou adjoint, conseiller départemental mais pas président ou vice-président du Département, conseiller régional mais pas président ou vice-président de la Région)

Élu député en 2012, j'ai été tout de suite confronté au cumul puisque je détenais alors DEUX mandats locaux : conseiller général et maire.

Après avoir hésité, j'ai démissionné du conseil général (remplacé par ma suppléante Josiane Costes) considérant que mon remplacement éventuel à la mairie devait être préparé dans des conditions nécessitant plus de temps.

Puis a été votée la nouvelle loi sur le cumul applicable en 2017 dont j'ai cité les termes plus haut. J'ai voté cette loi des deux mains annonçant que je souhaitais l'appliquer à moi-même le plus rapidement possible. J'ai donc décidé de démissionner de mon mandat de maire en janvier 2013, je suis resté adjoint jusqu'aux élections municipales et suis donc conseiller municipal depuis mars 2014. Depuis mars 2014 je suis donc en conformité par anticipation de 3 ans avec la loi (je suis parlementaire et détiens UN seul mandat NON EXÉCUTIF)

Le passage de témoin ayant été réussi dans de très bonnes conditions, Pierre MATHONIER et son équipe faisant du très bon travail, j'ai pensé que je pourrai être plus utile au conseil départemental qu'au conseil municipal. D'autant que la possibilité de participer à la construction d'un autre projet pour le Cantal semblait à portée de main. En effet l'espoir de remporter 8 cantons sur 15 pouvait être entretenu. On connaît la suite.....

Élu au conseil départemental, je démissionne donc du conseil municipal et reste, comme je le suis depuis mars 2014, en conformité avec la loi applicable en 2017 : député et UN seul mandat local NON EXÉCUTIF.

J'ai conscience que le chemin a été quelque peu tortueux et qu'il est certainement difficile à comprendre pour qui suit ces affaires de loin, surtout quand est entretenu le procès en engagement bafoué. Néanmoins, mon attitude a été constante depuis le début. Favorable à la loi applicable en 2017 (et non pas au mandat unique, de là vient peut-être l'incompréhension), je me suis engagé (et nous ne sommes pas si nombreux dans ce cas) à m'appliquer à moi-même par anticipation la loi que j'ai votée, ce que je fais depuis mars 2014.